NOTE DE POSITION
Ce travail ne cherche pas à séduire. Il ne cherche pas à convaincre. Il ne cherche pas à rassurer.
Il documente des mécanismes. Des structures. Des dispositifs qui opèrent quotidiennement dans les organisations, les institutions, les relations — et que la plupart préfèrent ne pas voir.
Je n'explique pas comment manipuler. J'explique pourquoi les systèmes le font sans vous le dire.
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La manipulation n'est pas une anomalie. Elle est le fonctionnement ordinaire des systèmes humains. Ce constat n'est ni cynique ni résigné. Il est clinique.
Le prédateur n'est pas un monstre venu d'ailleurs. Il est l'aboutissement d'une logique que chacun porte en germe. La différence est de degré, pas de nature.
Le pouvoir moderne ne prive pas. Il rationne. Assez pour maintenir la dépendance. Jamais assez pour satisfaire.
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Ce cadre ne prescrit rien. Il décrit. Il ne juge pas. Il nomme.
Nommer ce qui opère sans être nommé, c'est déjà modifier le rapport de force. Pas le renverser. Le rendre visible.
La lucidité n'est pas une libération. C'est un changement de prison. Mais c'est la seule où l'on sait qu'on est prisonnier.
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Ce travail s'adresse à ceux qui ont déjà vu. Qui ont reconnu, dans leur propre expérience, les mécanismes décrits ici. Pour eux, ces textes ne révèlent rien. Ils confirment. Ils structurent. Ils donnent un vocabulaire à ce qu'ils savaient sans pouvoir le formuler.
Pour les autres, ce travail n'existe pas.
Décrire n'est pas prescrire.
Les lunettes ne se retirent pas.
Jerem Maniaco